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"Give me a place to stand and with a lever, I will move the whole world" avec Anna Raczynska et Léonie Young

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vernissage le vendredi 16 février 2018 de 18H à 21H

progress gallery accueille un « rebond » à l'exposition "Give me a place to stand" , avec Anna Raczynska et Léonie Young , organisée par la malterie en dialogue avec le commissaire d'exposition Jean-Christophe Arcos, coproduite par la Ville de Lille dans le cadre de sa présentation à L'Espace Le Carré du 24 nov 2017 au 21 janvier 2018.
Depuis 2013, la malterie (Lille) et BWA- galeries d'art contemporain à Wroclaw (Pologne) développent un programme de résidences croisées basé sur le soutien à la création et à la mobilité internationale des artistes visuels des deux villes.
L'exposition Give me a place to stand and with a lever, I will move the whole world rassemble les derniers artistes bénéficiaires de ce programme.
Cette exposition fait suite à des résidences à l'initiative de la malterie et du BWA-Wroclaw / galeries d'art contemporain et soutenues par l'Institut polonais de Paris, l'Ambassade de Pologne, le Programme d'Artistes en Résidence A-i-R Wro / Bureau Wrocław 2016, les services des relations internationales des villes de Wroclaw et de Lille, l'Institut français dans le cadre de sa convention avec la Ville de Lille.
«Donnez-moi un point d’appui et, avec un levier, je soulèverai le monde», citation attribuée à Archimède

"Après avoir envisagé la résidence comme une transposition de l’artiste dans un nouveau contexte de travail à l’occasion de l’exposition Give me a place to stand organisée par la malterie à l’espace Le Carré à Lille en novembre dernier, Anna Raczynska et Léonie Young se trouvent confrontées, à la Progress Gallery , à la notion d’outils.
Résultats de résidences croisées réalisées entre 2016 et 2017 à la malterie (Lille) et à BWA Wroclaw (Pologne), les propositions des deux artistes semblent en effet circuler ici autour de l’observation et de la création de formes permettant à leur tour de façonner le monde.
C’est à une série de modules architecturaux que s’est intéressée Léonie Young : établissant un relevé de formes en même temps qu’une cartographie de ses déplacements à Wroclaw ou aux alentours du Futuroscope, l’artiste semble organiser son vocabulaire selon des plans différents. Elle dévoile une allégorie possible du processus photographique et de son ambivalence, à la fois témoignage en tant que document et récit en tant que recadrage.
En mettant face à face l’eidos et son imparfaite concrétisation, Anna Raczynska ouvre et met au jour le hiatus entre le langage partagé et les choses du monde auxquelles il prétend renvoyer. Sans doute dans cet intervalle réside la racine de toute forme d’humour - l’artiste n’hésite pas à y puiser, en agrégeant des archétypes fondateurs avec leur vacuité.
Au-delà cette intrication se joue la capacité des êtres physiques, inanimés, à se mêler de sentiments et d’attachements, de métaphysique, débordant ainsi leurs seuls contours pour représenter des modes d’être-au-monde."
Jean-Christophe Arcos***